Lieu : Mairie de Saint-Amand-Montrond
Présents
- Loïc Kervran, Député de la 3ᵉ circonscription du Cher
- Francis Blondieau, 1er maire-adjoint à la Ville de Saint-Amand-Montrond, ancien Sous-Préfet
- Pour le Codérail : Christian Penain (Montluçon), Yvon Morineau (Saint-Florent-sur-Cher), Patrick Chabin (Saint-Florent-sur-Cher), Claire Barbillat (Lunery), Stéphane Demarre (Bourges), Renaud Piedalu (Saint-Florent-sur-Cher), Didier Descloux (Montluçon), Marie Chapet (Arcomps), Claude Morineau (Saint-Florent-sur-Cher), Pascal Chatelain (Montluçon)
Présentation de l’association Codérail
Créée à Montluçon, l’association Codérail (loi 1901) est apolitique, mais chaque adhérent est un électeur.
Elle œuvre pour le maintien des lignes ferroviaires dans le giron public de la SNCF.
Son rayonnement couvre quatre régions : Île-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.
Débat
Ligne Montluçon–Paris
Le temps de parcours s’allonge, le matériel (X73500) est vétuste, peu fiable et mal adapté.
Les six trains modernes Régiolis ont été échangés avec la région Normandie.
Pourquoi la région Centre-Val de Loire abandonne-t-elle une partie de son territoire ?
Les tarifs SNCF diffèrent fortement selon les régions et opérateurs, créant une véritable jungle tarifaire.
L’ouverture à la concurrence risque d’aggraver la situation, avec des correspondances multiples, des quais inadaptés et un manque de coordination intermodale.
Le réseau ferroviaire fait partie du patrimoine national : c’est à l’État d’assurer un aménagement équilibré du territoire.
Codérail plaide pour des coopérations interrégionales et une SNCF intégrée, garante de l’égalité entre les territoires.
« La ligne SNCF Paris–Montluçon–Ussel doit redevenir un TET (Train d’Équilibre du Territoire) avec un temps de parcours d’environ 3 heures, comme en 1987. »
Entretien et travaux sur la ligne Bourges–Montluçon
85 millions d’euros ont été investis pour régénérer la voie, mais 156 millions restent nécessaires pour la moderniser.
L’absence de signalisation moderne impose encore la présence de cheminots pour organiser les croisements.
Autrefois, les travaux réalisés par la SNCF coûtaient environ 400 000 €/km sans interrompre le trafic.
Les entreprises privées actuelles ferment les voies pendant des mois et facturent jusqu’à 1 million €/km.
Codérail demande à SNCF Réseau d’entretenir les voies plutôt que de les démonter.
Cas de la gare de Lunery
La société FEROLAC souhaite utiliser l’embranchement pour le démontage de wagons, mais la suppression envisagée par la SNCF de la voie d’évitement condamnerait l’accès à ce chantier futur.
Transports routiers et environnement
Le trafic des poids lourds dégrade la santé publique et coûte cher aux collectivités.
Codérail demande des mesures pour obliger les camions à emprunter les autoroutes et favoriser le fret ferroviaire, à l’image de la Suisse.
Intervention de Loïc Kervran, Député
Les régions ne sont pas les mieux placées pour gérer les trains du quotidien : l’État et les départements doivent reprendre la main.
En 2018, la ligne était menacée de fermeture ; elle a été sauvée, mais reste vulnérable.
Constats et propositions :
- Matériel peu fiable et manque de régularité
- Reclassement souhaité de la ligne en catégorie 6–7
- Écrire au Président de Région pour dénoncer l’abandon de la liaison du Boischaut
- Intervenir auprès du Ministre des Transports pour reclasser Paris–Montluçon en TET
- Demander à SNCF Réseau de conserver la voie d’évitement à Lunery
Conclusion du Codérail
Le rail devrait être au cœur de la transition écologique, mais il reste désavantagé face à la route et à l’aérien.
L’État investit dans la défense mais délaisse l’aménagement ferroviaire.
Les coupes budgétaires accentuent les inégalités entre les modes de transport.
Codérail appelle à un service ferroviaire 100 % public et national, essentiel pour désenclaver le Cher et l’Allier et réduire le trafic routier.
Les revendications principales :
- Tarifs de billets uniques et attractifs
- Ponctualité et cadencement adaptés aux besoins
- Retour des trains directs Paris–Montluçon matin et soir (3 h de trajet)
- Reclassement de la liaison Paris–Montluçon en TET
Pour que nos territoires retrouvent leur attractivité, il est nécessaire que l’action publique ne se concentre pas uniquement autour des métropoles.
Saint-Florent-sur-Cher, le 15 mai 2025
Pour le Codérail : Christian Penain, Président
Pour le Codérail Val de Cher : Yvon Morineau, Animateur





